La biométrie : le mot de passe du futur ?

La biométrie : le mot de passe du futur ?

Le mot de passe constitue un moyen d'identification hérité des pratiques militaires. S'il a fait ses preuves depuis plusieurs années, sa fiabilité n'est plus autant assurée. Et pour cause, les hackers évoluent très vite en matière de piratage de données personnelles. Ce qui dévoile l'évidence de l'importance qu'aura la biométrie d'ici peu dans la conception de systèmes d'identification fiables.

Historique de la biométrie

En l'an 3000 avant Jésus Christ, les Babyloniens utilisaient déjà les empreintes du pouce comme signature pour les échanges commerciaux. Aux 17e et 18e siècles, les scientifiques ont commencé à effectuer des études poussées sur l'identification des individus par les empreintes digitales. En 1823, le tchèque Evangelista Purkinje dévoila au monde qu'on pouvait identifier de façon quasi certaine un individu grâce à son empreinte digitale.

Les recherches du chirurgien Henry Faulds vont aussi vers la même voie. Il a développé une thèse sur laquelle repose l'idée de recourir aux traces de doigt pour identifier une personne. Ses idées ont été reprises par le britannique Francis Galton qui, à son tour, a réussi à démontrer que la probabilité pour que deux individus aient des figures digitales identiques est de 1 sur 64 milliards.

De nos jours, la complémentarité entre la science et la technologie a permis à la biométrie d'asseoir sa notoriété. Plus fiable qu'un mot de passe, cette méthode d'identification repose sur l'étude des caractères biologiques de chacun. Pour ce faire, celle-ci recourt à l'utilisation de différents éléments dont la voix, la reconnaissance par la face, l'ADN et surtout les empreintes digitales.

Le succès de la biométrie

L'utilisation des systèmes biométriques s'est répandue comme une traînée de poudre depuis que leur fiabilité a été mise en évidence. La biométrie permet en effet la conception de documents d'authentification hautement sécurisés. Depuis, les enseignes commerciales, entreprises privées et publiques ont décidé de l'adopter pour mettre en place un moyen d'identification inviolable.

Au niveau mondial, la biométrie est en train de se faire un nom dans le secteur du commerce. Au Japon, par exemple, l'expérience a été concluante pour l'identification des veines de la paume de la main des personnes qui effectuent un virement bancaire. Les sociétés qui misent sur le marketing sont aussi en train d'expérimenter le système biométrique par empreinte digitale sur les cartes de fidélité.

Vers une identification fiable de la population

La migration vers l'utilisation de la biométrie constitue un véritable phénomène dans le monde actuellement. Les Etats s'engagent dans une course effrénée pour être à temps dans la conception de divers documents biométriques : passeport, carte d'identité, carte militaire, permis biométrique, …

Même au quotidien, la biométrie commence à voler la vedette aux moyens d'identification classiques comme l'emploi de mot de passe dans plusieurs domaines. Lorsqu'elle finit de s'imposer dans les systèmes commerciaux, par exemple, les consommateurs n'auront plus à se soucier de l'oubli de leurs moyens de paiement. Au passage à la caisse, une reconnaissance des points de l'empreinte digitale suffit, comme celle qui existe déjà en Allemagne.

Pour les sociétés expertes dans la biométrie, fournir des services de qualité aux bénéficiaires est très important. Ce qui explique la volonté de Semlex, un groupe belge dirigé par Albert Karaziwan, de se conformer aux désirs de ses clients pour la finalité de leurs cartes biométriques. Semlex soumet plusieurs caractéristiques techniques pour assurer la sécurité fiduciaire des documents. Cela permet également de prévenir toute éventuelle falsification.

Les articles

Protection de la vie privée et biométrie : enjeux

D'une manière générale, la biométrie désigne la mesure ou l'analyse statistique des caractéristiques physiques ou biologiques d'une personne....